
AISNE / Sécurité routière : une charte proposée
À l'occasion de la 10e édition de la semaine nationale de la mobilité durable et de la sécurité routière, un colloque a été organisé sur le thème de « l'après accident ». Fin août, 32 tués étaient comptabilisés sur les routes de l'Aisne depuis le début de l'année. Une charte du cyclomotoriste a été signée entre le représentant de l'État, l'éducation nationale et l'association départementale de la sécurité routière.
La mobilisation générale est décrétée
pour sensibiliser les jeunes aux dangers.
Malgré des chiffres en baisse constante depuis le début de l'année, à la fin août on comptait dans l'Aisne depuis le début de l'année 2009 accidents contre 267 l'année précédente, soit - 22,10 %, avec pour causes principales l'alcool et la vitesse. Les dégâts restent terribles : 32 tués et 258 blessés. Des bilans réduits de moitié en 10 ans, mais toujours trop élevés. Pour ce colloque sur l'après accident étaient mobilisés entre autres le coordinateur de la sécurité routière, la direction départementale de la sécurité publique, le service départemental d'incendie et de sécurité et l'escadron départemental de la sécurité routière. Chacun a témoigné pour une réflexion globale à l'amélioration de la prise en charge des victimes mais aussi des familles.
Des témoignages poignants ont fait apparaître les carences de l'après accident, tel celui de Michel Pirioua, victime d'un accident de moto qui l'a laissé lourdement handicapé, auteur depuis d'un ouvrage « Le rescapé de la route ». Ou encore de la présidente de l'association « Marilou pour les routes de la vie », maman d'une enfant décédée à la suite d'un
accident causé par un automobiliste sans permis et sous l'emprise de cannabis, non reconnu comme un délit au moment du drame. Une affaire toujours pas terminée sur le plan judiciaire 8 ans plus tard.
Pointés du doigt entre autres, le côté parfois inhumain des assurances et même de la justice. Ainsi le père de cette enfant qui avait perçu 12 000 € au titre du préjudice moral, aujourd'hui contraint de rembourser cette somme, l'assurance ayant fait appel.
75 % des accidents de jour et en ligne droite
Pierre Bayle, représentant de l'État dans le département, a appelé à une prise de conscience collective pour lutter contre la spirale infernale des accidents, qui pour 75 % d'entre eux se produisent de jour et en pleine ligne droite. « L'imprudence des conducteurs est la première cause de mortalité. Pour beaucoup la cause n'est pas identifiée : téléphone, changement de CD ? Il faut accroître le sentiment de responsabilité des conducteurs » a conclu le préfet.
Le colloque a pris fin par la signature d'une charte du cyclomotoriste qui sera proposée à la signature des jeunes lors de leur préparation au brevet de sécurité routière dans les établissements scolaires.
Auteur : Erick LESKIW
Article paru le : 30 septembre 2009