ACTUALITES DE LA SECURITE ROUTIERE
9 juin 2010
Baisse de
la mortalité routière au niveau national en mai 2010
La
tendance à l’amélioration de la sécurité routière observée
depuis décembre 2009 s’accentue. Il y a eu 50 morts de moins en
mai 2010 par rapport à mai 2009. En mai cette année, 336 personnes
ont perdu la vie sur les routes de France alors qu’on en déplorait
386 en mai 2009, soit une baisse notable de -13%.
Le
mois de mai 2010 est le moins meurtrier de tous les mois de mai
enregistrés par la Sécurité routière. Le nombre de blessés
hospitalisés est également en forte baisse : 2 344 blessés
hospitalisés en mai 2010, 2 888 en mai 2009, soit 544 personnes
blessées hospitalisées en moins. C’est une baisse de -18,8%.
Depuis
le début de l’année, 142 vies ont été épargnées sur les
routes, si l’on compare la mortalité routière de ces cinq
premiers mois à la même période de l’année 2009. Il s’agit
des cinq premiers mois les moins meurtriers enregistrés par la
Sécurité routière.
Ces
résultats nous confortent dans nos efforts et nous invitent à
travailler encore à l’amélioration des comportements de tous pour
une sécurité partagée.
Téléchargez le baromètre du mois de mai 2010
De leur côté, les gendarmes axonais constatent actuellement une évolution préoccupante de l'accidentalité. En effet, depuis le début de l'année 2010, le nombre de tués est en hausse de 20% en zone gendarmerie dans l'Aisne.
20 avril 2010
LES DEUX TIERS DES AUTOMOBILISTES SERAIENT FAVORABLES A UNE LOI "0 ALCOOL AU VOLANT"
La
deuxième vague du baromètre européen de la sécurité routière,
réalisé par Ipsos pour AXA dans 10 pays européens, montre que les
conducteurs français sont plutôt mauvais élèves en ce qui
concerne le respect du code de la route, surtout en ville. Ils se
distinguent en revanche par une propension plus marquée qu’ailleurs
à se plaindre des sanctions encourues, et du manque de souplesse des
autorités par rapport aux infractions commises. Ces récriminations
ne concernent toutefois pas l’alcool, puisque près de deux
français sur trois seraient favorables à une loi « 0 alcool au
volant »
Cette
nouvelle vague du baromètre de la sécurité routière le confirme :
rares sont les conducteurs européens qui respectent à la lettre le
code de la route : 72% d’entre eux « passent à
l’orange », plus de 40% (47% en France et jusqu’à 59% au
Portugal) roulent parfois à « plus de 65km/h en ville »,
31% (47% en France) « changent de direction sans clignotant »,
30% (27% en France) « répondent au téléphone sans kit mains
libres ».
Plutôt
mauvais élèves, surtout en ce qui concerne la conduite en ville,
les Français sont en revanche les premiers à demander plus de
souplesse par rapport aux infractions commises (40%, contre 20%
en moyenne européenne). Un conducteur sur six s’est d’ailleurs
vu sanctionner dans l’année, avec une suppression de points sur
son permis. Pour autant, l’enquête témoigne de l’efficacité
des mesures prises par les autorités : 40% des Français
(contre 30% en moyenne européenne) reconnaissent avoir changé leur
comportement au volant depuis un an, plus précisément, car ils ont
« pris conscience des dangers de la route » (63%), « à
cause des radars » (60%), du « permis à point »
(56%), ou du « durcissement de la loi » (54%).
L’augmentation du prix de l’essence a également modifié les
habitudes de conduite pour 62% des Français (vs 43% des Européens),
les deux tiers d’entre eux ayant choisi de limiter leur
déplacement, et 58% de baisser leur vitesse. Il reste qu’aujourd’hui
encore, un Français sur trois ne se sent pas en sécurité sur la
route de l’hexagone. Sont pointés comme dangers principaux le non
respect des distances de sécurité, le téléphone au volant, le non
port de la ceinture de sécurité ou encore doubler par la droite sur
autoroute.
Les
Français réclament donc moins de sévérité, sauf en ce qui
concerne l’alcool. Sur ce point, 63% pensent qu’une loi « 0
alcool au volant » serait une bonne idée. Les pratiques en la
matière diffèrent d’ailleurs assez largement d’un pays à
l’autre, puisque si un conducteur européen sur cinq reconnaît
prendre le volant après avoir bu plus de deux verres, la proportion
est plus forte en France (27%), en Belgique (34%) et surtout au
Luxembourg (40%), mais en revanche très marginale en Irlande (4%) ou
en Angleterre (3%).
19 avril 2010ACCIDENT MORTEL DE LA CIRCULATION SUR LA RN2, COMMUNE DE COYOLLES
|
Le
19/04/10, vers 16h50, un automobiliste âgé de 26 ans a perdu la vie
après avoir percuté un camion circulant en sens inverse sur la RN
2, commune de Coyolles. Sa femme, passagère avant lors de
l'accident, a été évacuée par hélicoptère dans un état grave
vers le centre hospitalier d'Amiens. Ses jours ne semblent plus en
danger. Leur fils âgé de 1 ans, passager arrière lors de
l'accident, est indemne, tout comme le conducteur du PL.
33
accidents faisant 14 tués et 56 blessés ont été constatés par
les gendarmes de la BT de Villers-Cotterêts sur les 5 dernières
années. De façon plus générale, la gendarmerie constate une
augmentation du nombre d'accidents, de tués et de blessés de
l'ordre de 20 % sur les routes de l'Aisne depuis le début de
l'année.
Dans ce contexte, les militaires de la BMo de
Soissons organisaient une opération de contrôle des vitesse le
20/04/10 entre 15h00 et 18h00 sur la RN 2 entre Villers-Cotterêts et
Coyolles. Les usagers circulant sur ce tronçon étaient susceptibles
de rencontrer trois postes de contrôle successifs dans ce créneau
horaire.
|  Contrôle de la vitesse par la BMo de Soissons le lendemain de l'accident
|
L'objectif principal était de marquer les
esprits au
lendemain d'un accident grave et de dissuader les comportements
dangereux sur les trajets travail-domicile. Au final, 20 infractions
ont été relevées, dont 15 excès de vitesse, 1 alcoolémie, 2
lignes continues, 1 feu rouge et 1 stationnement dangereux. La
famille de la femme de la victime était présente sur l'un des
postes de contrôle. Elle a pu échanger avec la patrouille de
gendarmerie. |
15 avril 2010
POINT SUR LES EVOLUTIONS DU PERMIS A POINTS
La Délégation à la sécurité et à la circulation routières publie un
nouveau document simple et pratique sur le permis à points dans les
titres de la presse quotidienne régionale et certains titres de la
presse quotidienne nationale.
Ce document vous permettra de mieux connaitre le
fonctionnement du permis à points : comment garder vos points ? comment
les récupérer ? Que vous soyez jeune ou moins jeune conducteur, qu’il
vous manque un ou plusieurs points, apprenez à gérer votre permis à
points au quotidien.
Découvrez également tous les réponses aux questions courantes et aux
idées reçues sur le permis à points
9 avril 2010HAUSSE DES TUES EN MARS 2010 AU NIVEAU NATIONALE
Avec 55 décès en moins, les trois premiers mois de l’année 2010
enregistrent une baisse de l’insécurité routière, par rapport au premier
trimestre 2009 (-6,2%). 827 personnes ont néanmoins perdu la vie entre
le 1er janvier et le 31 mars 2010 (882 au cours du premier trimestre
2009). Pendant cette période, le nombre de personnes hospitalisées est
en très net recul, de plus d’un millier (5 155 au premier trimestre 2010
contre 6 196 au premier trimestre 2009, soit une diminution de -16,8%),
et celui des personnes blessées plus encore, avec 2 442 victimes
épargnées (14 872 au cours du premier trimestre 2010 contre 17 314 au
cours du premier trimestre 2009, soit une diminution de -14,1%).
Au cours de ce premier trimestre, un hiver
particulièrement rigoureux et plusieurs épisodes neigeux de grande
ampleur ont engendré une baisse du trafic, notamment des deux-roues
motorisés, et vraisemblablement une conduite plus prudente participant à
ce retrait de l’accidentalité routière.
L’arrivée des beaux jours, dès la mi-mars, a engendré
une reprise du trafic, un début de retour des motocyclistes sur les
routes, et par conséquent une recrudescence de la mortalité routière au
cours des dernières semaines.
Ainsi en mars 2010, 305 personnes ont trouvé la mort sur
les routes, soit 11 décès supplémentaires (+3,7%) par rapport au mois
de mars 2009, qui avait été le meilleur mois de mars jamais enregistré.
Tous les autres indicateurs sont en amélioration en mars 2010 : nombre
d’accidents corporels en baisse de -10,5%, de personnes blessées de
-10,5% et de personnes hospitalisées de -13,9%.
[Consulter le baromètre de mars 2010]
Dans l'Aisne, le nombre de tué a diminué en mars 2010 tandis que le nombre d'accidents et de blessés a augmenté. Accidentologie départementale.
8 mars 2010
L'ACCIDENTOLOGIE EVOLUE FAVORABLEMENT AU NIVEAU NATIONAL EN 2010
Le nombre de
tués du mois de février 2010 est en baisse par rapport au mois de
février 2009 (- 15,0 %). L'évolution des autres indicateurs est
également très bonne, que ce soit le nombre d'accidents (-13,2%),
le nombre de blessés (-9,9%) ou le nombre de blessés hospitalisés
(-13,4%).
[Consulter le baromètre de février 2010]
Dans l'Aisne, 4 personnes ont perdu la vie en février 2010 contre 2 février 2009. D'autre part, depuis le début de l'année l'accidentologie est en hausse d'environ 10%.
7 mars 2010
LE NOUVEAU PERMIS DE CONDUIRE EXPERIMENTE
Nouvelle
étape dans la réforme du permis de conduire. Les nouvelles
épreuves seront généralisées d'ici au printemps prochain. Le
gouvernement promet un permis « moins long, moins cher et plus
sûr ». Un an après le lancement de la réforme, 30 nouveaux
inspecteurs ont été recrutés, mais les changements ne sont pas
encore visibles. Jeudi 7 janvier, le secrétaire d'Etat aux
Transports, Dominique Bussereau a présenté les nouvelles épreuves.
Concrètement, c'est un grand toilettage mais pas une
révolution.
Code :
exit les questions pièges
L'épreuve
du code de la route comportera toujours 40 questions. Mais celles, un
peu pièges, ont été supprimées. Et des questions liées à des
nouvelles thématiques comme l'éco-conduite et les reflexes à avoir
face aux tramways, aux deux roues et aux voitures électriques ont
été introduites.
Conduite :
on compte les points
Concernant
l'examen pratique, fini le créneau éliminatoire. C'est le
comportement général du futur conducteur qui sera évalué. Pour
l'épreuve de conduite, le gouvernement entend en effet passer
« d'une logique d'erreurs à une de compétences ».
Désormais, le candidat obtiendra donc une note et il lui faudra 20
points pour réussir l'examen.
Enfin, plus besoin d'avoir 16
ans pour profiter de la conduite accompagnée. Les plus de 18 ans
pourront également apprendre à conduire auprès d'un conducteur
expérimenté, avec la création de « la conduite supervisée », un
apprentissage rapide et surtout moins stressant. Et ça marche... le
taux de réussite après une conduite accompagnée est de 70%, au
lieu de 50% habituellement.
« Ne
pas s'attendre à des miracles »
Des
changements qui ne rendent pas pour autant le permis plus facile à
obtenir, à en croire Christophe Nauwelaers, responsable de
l'Unsa-éducation routière : « Passer
du relevé d'erreurs à un bilan de compétences, où on attribue des
points au fur et à mesure du déroulement du parcours, c'est
effectivement positif. Mais il ne faut quand même pas s'attendre à
des miracles. Les fautes lourdes qui ne permettent pas l'obtention du
permis de conduire resteront les mêmes. [...]
D'après
les tests effectués entre octobre et novembre, on peut se rendre
compte d'une légère augmentation du taux de réussite, de 2-3%. »
18 février 2010
14 MESURES POUR LUTTER CONTRE L'INSECURITE ROUTIERE ET 6 OBJECTIFS MAJEURS
Le Premier ministre, François FILLON, a présidé jeudi 18
février 2010 un Comité interministériel de la sécurité routière (CISR).
Les 14 mesures décidées en CISR portent sur des actions
de prévention et de répression des infractions les plus graves et
répondent à 6 objectifs majeurs.
Afin d’augmenter les contrôles d’alcoolémie au volant, les véhicules de service de la Police nationale et de la
Gendarmerie nationale seront équipés de 5 000 éthylomètres électroniques
(soit 1 800 de plus qu’aujourd’hui) à compter de 2010.
100 000 tests salivaires par an de
contrôle de stupéfiants seront réalisés par les forces de l’ordre
(contre 63 500 aujourd’hui). Les contrôles « stupéfiants » aléatoires
concerneront l’ensemble des automobilistes et seront donc possibles sur
réquisition du procureur de la République, au même titre que les
contrôles d’alcoolémie.
Les frais de dépistage médicaux qui
confirment ces tests salivaires positifs seront désormais à la charge
du contrevenant et non plus du ministère de la Justice.
Les débits de boissons
(cafés et restaurants ayant une licence qui permet la vente d’alcool ou
détenteurs de licence temporaire) mettront à
disposition de leurs clients (gratuitement ou moyennant
paiement) des éthylotests chimiques ou
électroniques certifiés pour permettre aux clients de tester leur
alcoolémie avant de reprendre le volant.
Les panneaux n’annonceront plus
seulement un dispositif radar fixe mais une zone plus vaste de
« contrôles radar fréquents », pour éviter que certains
automobilistes ne ré-accélèrent juste après le passage du radar.
100 radars « vitesse moyenne »
qui contrôleront le temps de parcours moyen sur une distance de
quelques kilomètres, dans des zones sensibles (franchissement de tunnels
ou de ponts, abords de chantiers, virages ou descentes dangereux, etc.)
seront déployés à partir de 2011.
Les conducteurs ayant commis une
infraction grave au Code de la route (conduite sans permis ou
sans assurance, récidive de conduite en état d’alcoolémie illégale,
conduite sous l’influence de stupéfiants ou grands excès de vitesse) verront leur véhicule immédiatement immobilisé et placé en
fourrière pour une durée de 7 jours au maximum, sur simple décision du
préfet.
Les auteurs de délit de fuite,
notamment suite à un accident grave avec ou sans blessés, pourront désormais être condamnés à 3 ans de prison et 75
000 euros d’amende (contre 2 ans de prison et 30 000 euros
d’amende aujourd’hui). Les délits de fuite constatés par les forces de
l’ordre ont augmenté de 31 % en 7 ans.
Le débridage des cyclomoteurs est interdit. Or, il
s’avère que 50 % des cyclomoteurs accidentés sont débridés [1]. Le CISR a décidé de créer dans le Code de la route une
infraction spécifique punie d’une amende de 135 euros pour les
conducteurs de cyclomoteur débridé et aussi de renforcer les contrôles.
Le CISR s’est également engagé à développer une
campagne de communication sur les risques encourus par les utilisateurs
de véhicule débridé.
Un contrôle technique obligatoire
périodique est imposé pour vérifier le bridage des cyclomoteurs, à
compter de la deuxième année de mise en circulation. Il est
aussi prévu d’étendre aux cyclomoteurs le dispositif d’expertise prévu
par le Code de la route en cas d’accident grave. Ces mesures devront
garantir un parc roulant respectant les normes de sécurité.
Tout détenteur d’un permis B, qui
fera assurer pour la première fois une motocyclette légère (de 50 à 125
cm³) ou un tricycle à moteur, devra suivre une formation obligatoire de 7
heures.
Les équipements d’aménagement de la
route devront être moins dangereux pour les deux-roues motorisés.
Des matériaux moins rigides, déformables ou détachables, seront
utilisés pour les supports de signalisation, d’éclairage routier ou de
feux tricolores pour, en cas d’accident, amortir le choc. Une
expérimentation est en cours en Seine-Maritime et dans l’Allier.
5. Sensibiliser les futurs conducteurs
Le ministère de l’Éducation
nationale, en lien avec la Délégation à la sécurité et à la circulation
routières (DSCR), va mettre en place un cadre de sensibilisation des
lycéens. Il sera élaboré en partenariat avec les organismes qui
interviennent déjà dans les établissements scolaires et les
universités, par convention avec le ministère de l’Éducation nationale.
Cette mesure prise par le CISR doit aussi permettre de faciliter l’accès des lycéens au « permis à un euro par
jour » ou le développement de la conduite accompagnée.
6. Prévenir le risque routier professionnel
En 2008, la CNAMTS (qui couvre 80 % des assurés sociaux)
indiquait que près de la moitié des décès dans le cadre du travail sont
dus à des accidents de la route (469 sur 956 personnes tuées). L’État
s’engage également à mettre en place, sous un an, un
plan de prévention du risque routier professionnel pour ses agents.
Les entreprises sont également concernées : elles sont invitées à
négocier un plan de prévention du risque routier professionnel
(entreprises de plus de 500 salariés), à ouvrir des négociations
interprofessionnelles.
Le Premier ministre a également signé, à l’issue du
Comité interministériel de la sécurité routière, une convention-cadre
avec la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA) et le
Groupement des entreprises mutuelles d’assurances (GEMA), pour fixer
quatre priorités à l’action des sociétés et des mutuelles d’assurances
en matière de sécurité routière pour les prochaines années :
- la formation à la conduite tout au long
de la vie,
- la prévention du risque routier
professionnel,
- la sensibilisation aux risques
« alcool et stupéfiants au volant »,
- la protection
des usagers de deux-roues motorisé.
16 février 2010
VOTE DE LA LOI D'ORIENTATION ET DE PROGRAMMATION
POUR LA PERFORMANCE DE LA SECURITE INTERIEURE (LOPPSI 2)
L'assemblée nationale vient d'adopter le projet de LOPPSI2. Ce texte, qui fixe les orientations des forces de
l'ordre pour cinq ans, prévoit également des évolutions réglementaires dans le domaine de la sécurité routière...
L’article 25 renforce le
dispositif de lutte contre la conduite sans permis et la conduite malgré
une décision judiciaire d’interdiction de conduire (suspension,
rétention, annulation ou interdiction d’obtenir la délivrance d’un
permis de conduire) en créant une peine complémentaire obligatoire de
confiscation du véhicule lorsque le conducteur en infraction en est le
propriétaire. Le juge peut toutefois ne pas prononcer cette peine par
décision motivée.
L’article 26 renforce le
dispositif de lutte contre la conduite sous l’influence de l’alcool ou
après usage de stupéfiants.
En premier lieu, les délits de conduite
sous l’empire d’un état alcoolique ou en état d’ivresse manifeste
pourront être sanctionnés par une peine complémentaire consistant à
interdire à leur auteur, pendant une durée de cinq ans au plus, la
conduite d’un véhicule qui ne serait pas équipé d’un dispositif
homologué d’anti démarrage par éthylotest électronique. Ces dispositifs
seront installés par des professionnels agréés dans des conditions
précisées par voie réglementaire. Le fait de contrevenir à cette
interdiction est constitutif d’un délit. En cas de récidive, la peine
complémentaire obligatoire de confiscation du véhicule est encourue sauf
décision spécialement motivée du juge.
En second lieu, la sanction des délits
constitués par le refus de se soumettre à des tests de dépistage de
l’alcoolémie, de conduire ou d’accompagner un élève conducteur en étant
sous l’emprise de substances classées comme stupéfiants ou le refus de
se soumettre à leur dépistage est complété par un renvoi à la peine
complémentaire de confiscation du véhicule prévue à l’article 131-21 du
code pénal.
L’article 27 crée une peine
complémentaire obligatoire de confiscation du véhicule pour réprimer les
conducteurs de véhicule condamnés pour homicide ou blessures
involontaires ou lorsque le délit aura été commis dans les circonstances
suivantes :
– en état de récidive ;
– après une précédente condamnation pour
conduite sous l’influence de l’alcool ou de stupéfiants ;
– après une précédente condamnation pour
récidive de grand excès de vitesse.
Par ailleurs, en cas de délit d’homicide
ou de blessures involontaires avec la circonstance aggravante d’une
conduite sous l’empire d’un état alcoolique, le juge pourra prononcer à
titre de peine complémentaire l’interdiction de conduire, pendant une
durée de cinq ans au plus, un véhicule qui ne soit pas équipé d’un
dispositif homologué d’anti-démarrage par éthylotest électronique.
L’article 28 renforce le
dispositif de lutte contre la récidive de conduite sous l’influence de
l’alcool ou de stupéfiants et la récidive de grand excès de vitesse en
créant une peine complémentaire obligatoire de confiscation du véhicule
lorsque le conducteur en infraction en est le propriétaire. Le juge peut
toutefois ne pas prononcer cette peine par une décision spécialement
motivée.
L’article 29 fait de l’achat ou
de la vente de « points » du permis de conduire un délit sanctionné de
six mois d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende. Le fait de se livrer à
ce trafic de façon habituelle ou par la diffusion par tout moyen d’un
message à destination du public, constitue une circonstance aggravante
qui porte la sanction encourue à un an d’emprisonnement et 30 000 €
d’amende.
L’article 30 modifie les règles
applicables à la rétention et à la suspension du permis de conduire.
En ce qui concerne la rétention, la
disposition a pour objet, d’une part, d’autoriser les agents de police
judiciaire adjoints à retenir à titre conservatoire le permis de
conduire d’un conducteur coupable d’un excès de vitesse de plus de
40 km/heure et, d’autre part, d’autoriser en cas d’accident mortel de la
circulation, les officiers et agents de police judiciaire à retenir le
permis de conduire d’un conducteur à l’encontre duquel il existe une ou
plusieurs raisons plausibles de le soupçonner d’avoir commis une
contravention en matière de respect des vitesses maximales autorisées,
de croisement, de dépassement, d’intersection et de priorités de
passage.
Par coordination, la mesure de
suspension du permis de conduire par le représentant de l’État dans le
département dans les soixante-douze heures qui suivent sa rétention par
les forces de l’ordre est étendue au cas d’accident mortel de la
circulation lorsqu’il existe à l’encontre du conducteur une ou plusieurs
raisons plausibles de le soupçonner d’avoir commis une contravention en
matière de respect des vitesses maximales autorisées, de croisement, de
dépassement, d’intersection et de priorités de passage. En cas
d’accident mortel, la durée de suspension peut être portée à un an.
L’article 31 est une disposition
générale qui permet de préserver les droits du créancier gagiste en cas
de confiscation du véhicule qui a servi pour commettre une infraction.
21 janvier 2010
SIGNATURE DE 120 CHARTES DU CYCLOMOTORISTE AU COLLEGE DE COUCY LE CHATEAU
Une opération de prévention routière étaient organisée le jeudi 21 janvier 2010 matin au niveau du collège d'ANIZY-LE-CHATEAU. Après avoir bénéficié d'une information sur la sécurité et la règlementation des cyclomoteurs réalisée par un gendarme motocycliste de la brigade motorisée de LAON, 120 élèves de 3ème de cet établissement ont signé solennellement la charte du cyclomotoriste.
Pour mémoire, l'an dernier les gendarmes axonais ont constaté 49 accidents de cyclomotoristes faisant 6 tués. En vue de lutter contre ce phénomène, en complément de l'action répressive des forces de l'ordre, une charte du cyclomotoriste a été co-signée en septembre 2009 par le Préfet de l'Aisne, l'inspectrice d'académie et des associations d'usagers et de professionnels de la route. Cette charte, consultable sur le site internet de l'association départementale de sécurité routière de l'Aisne [lien], énonce les 12 commandements du bon cyclomotoriste. |  |
10 janvier 2010
VERGLAS DANS L'AISNE - PREMIER ACCIDENT MORTEL
Les pluies verglaçantes sont à l’origine d’un nombre anormalement élevé de sorties de route et autre collisions. Dans la nuit de samedi à dimanche, les forces de l’ordre ont été sollicitées aux quatre coins du département. Une nuit qui s’est terminée tragiquement par un accident mortel à Vivières où un jeune automobiliste de 26 ans a perdu la vie. Un « pic » d’activité a été constaté entre 21 heures et minuit. Les standards ont alors implosé. Secteur le plus touché : le Laonnois, avec pas moins de huit accidents (dont un à Laon) dus à la chaussée glissante.
Quelques conseils de conduite sur chaussée glissante...
7 janvier 2010
LEGERE BAISSE DE L'ACCIDENDALITE AU NIVEAU NATIONAL EN 2009
Au niveau national, l’année 2009 se caractérise, en termes de sécurité routière, par une baisse significative du nombre d’accidents corporels (68 512 soit - 8 %), des personnes blessées (83 911 soit - 10,5%) et hospitalisées (30 490 soit - 12,8%). En termes de mortalité, le nombre de décès sur les routes est quasiment équivalent (en légère baisse) à celui de 2009 : - 13 victimes, soit 4 262 personnes tuées en 2009 contre 4 275 en 2008. C’est donc la 8ème année de baisse consécutive de la mortalité routière au niveau national.
Pour mémoire, en 2009, les gendarmes axonais ont constaté 238 accidents (-25) faisant 41 tués (-2) et 293 blessés (-64) sur les routes du département.
4 janvier 2010
FERMETURE DES DISCOTHEQUES A 7 HEURES 00
Bonne ou mauvaise mesure ?
| Désormais, les discothèques françaises fermeront à 07 heures. Pour les professionnels du secteur, cette mesure va permettre de mieux lutter contre l’alcool au volant et l’insécurité routière. L’association reste, quant à elle, prudente sur les principaux arguments avancés par le Syndicat National des Discothèques pour réduire l’insécurité routière : |
| 1. « …Cette uniformisation va permettre d’éviter le nomadisme sur le territoire… » Est-ce que les jeunes choisissent le lieu en fonction de l’horaire de fermeture de l’établissement ou de la musique qu’elle propose ? 2. « …L’instauration d’une heure et demie blanche pour permettre de lutter contre l’alcool au volant… » Le fait de ne plus vendre d’alcool à partir de 05 heures 30 n’empêchera pas au client d’acheter une bouteille à 05 heures 25 puis de continuer à absorber de l’alcool jusqu’à la fermeture. De plus, la période d’01 heure 30 est insuffisante pour permettre l’évacuation de l’alcool dans le sang. |  |
| 3. « …On va éviter l’endormissement au volant. Qui plus est, à 07h00 du matin, les clients pourront utiliser les transports en commun… » On risque de trouver sur la route des personnes qui reprennent le volant dans un état de fatigue avancé, dans un créneau horaire (07h00 / 09h00) où la circulation est plus dense qu’à l’aube. Enfin, très peu de discothèques, dans notre département, sont desservies par les transports en commun (COUCY LES EPPES, LYZY, BOHAIN, BOURG ET COMIN, LE CHARMEL, etc…). Pour ce qui est de la ville Préfecture, les premiers bus commencent le dimanche à… 13 heures. |
Donnez-nous votre avis
11 décembre 2009
CAMPAGNE NATIONALE DE PREVENTION CONTRE L'ALCOOL AU VOLANT
La nouvelle campagne nationale de lutte contre l'alcool au volant vient d'être lancée sous l'angle suivant :
"Ne laissons pas une personne qui a bu reprendre le volant... Quelques mots peuvent suffir à sauver une vie"
Cette nouvelle approche apparaît particulièrement intéressante, notamment lorsque l'on sait que 9 des 20 personnes décédées depuis le début de l'année 2009 dans l'Aisne à cause de l'alcool au volant, n'étaient pas responsables de l'accident dans lequel elles ont perdu la vie.
Selon les mots de Messieurs Borloo et Bussereau : « L’alcool au volant est la première cause de mortalité sur les routes. Il ne faut pas laisser une personne reprendre le volant si vous pensez qu’elle court un danger, ou qu’elle en fait courir à d’autres. Aujourd’hui, il faut trouver le courage et les mots pour l’empêcher de le faire. Ces morts, ces vies brisées sont parfaitement évitables, et c’est à chacun de nous de les empêcher. La sécurité au volant, c’est l’affaire de tous. »
En donnant les moyens à chacun d'entre nous de devenir un acteur local de la sécurité routière à même d'influer favorablement sur le comportement routier de ses proches, l'action de l'ADSR02 s'inscrit pleinement dans l'esprit de cette campagne. Consultez le communiqué de presse ou le dossier de presse la nouvelle campagne nationale de prévenion contre l'alcool au volant. Retrouvez les actions menées par les gendarmes axonais pour lutter contre l'alcool au volant. Informez-vous sur la place de l'alcool dans l'accidentologie départementale. |  |
14 décembre 2009
CONSEILS DE CONDUITE AU REGARD DE LA DEGRADATION
DES CONDITIONS METEOROLOGIQUES
| Dans leur grande majorité, les accidents de la circulation interviennent suite à une faute de comportement d'un usager de la route. Toutefois, les conditions de circulation, lorsqu'elles sont défavorables, peuvent également créer un terrain propice aux accidents de la route. En 2008, 61 des 262 accidents corporels ou mortels constatés par la gendarmerie dans l'Aisne se sont produits alors que la chaussée était glissante ( boueuse, grasse, humide, enneigée ou verglacée ) et 110 lorsque la luminosité était faible ou nulle (crépuscule, nuit ou brouillard). | 
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| Ainsi, en cette période de l'année où les conditions météorologiques se dégradent et ou la luminosité décroît, il apparaît intéressant de rappeler les conseils de conduite... ( lire la suite ) |
26 novembre 2009
ACCIDENT MORTEL A VIVAISE SUR LA RD 54 :
Le jeudi 26 novembre 2009, vers 20h20, un nouvel accident mortel de la circulation s'est produit sur la commune de VIVAISE. Alors qu'il circulait seul sur la RD 54, un jeune homme âgé de 27 ans a perdu le contrôle de son véhicule pour une raison encore indéterminée et a terminé sa course contre un arbre. Domicilié à REMIES, il était le père d'une petite fille de 5 ans. | 
Accident mortel du 26 novembre 2009 à VIVAISE |
21 novembre 2009
ACCIDENT MORTEL A EPPES SUR LA RD 1044 :
| Le samedi 21 novembre 2009, vers 20h15, un accident mortel de la circulation s'est produit sur la commune de EPPES. Alors qu'ils circulaient sur la RD 1044, deux véhicules particuliers se sont percutés frontalement. Les circonstances précises de l'accident restent à déterminer. 3 hommes et 1 femmes ont perdu la vie. Originaires de ST-QUENTIN et GRUGIES, ils avaient entre 17 et 59 ans. 1 homme et 1 femme d'une quarantaine d'années, originaires de LAON, ont été évacuées dans un état grave vers les centres hospitaliers de LAON et REIMS. 47 personnes ont perdus la vie sur les routes de notre département depuis le début de l'année 2009. | 
Accident mortel du 21 novembre 2009 à EPPES (Voir le reportage de France 3) |
16 septembre 2009
UNE CHARTE DEDIEE AUX CYCLOMOTORISTES:
C'est parce qu'il manquait aux jeunes un outil spécifique pour leur propre sécurité que l'association départementale de sécurité routière (ADSR*) créée depuis peu, vient de porter sur les fonts baptismaux la charte du cyclomotoriste. Imprégné au quotidien d'une problématique qu'il connaît bien, nul ne s'étonnera que le président de la toute jeune association ne soit autre que le capitaine Sebastien Jouglar, commandant de l'Escadron départemental de sécurité routière. Cet engagement personnel de même que ceux d'autres « pro » de la route s'explique par ce constat : le fait que les 17-24 ans représentent 35 pour cent des victimes de l'accidentologie et que, en dehors de la répression sur les comportements, il n'y avait jusqu'alors aucun moyen spécifique de les sensibiliser quant à une pratique modérée dans l'usage de leur véhicule.
Lorsque l'idée de cette charte faite de douze commandements centrés sur des règles élémentaires de prudence a été émise, la préfecture y a tout de suite souscrit, mobilisant dans cette dynamique Gendarmerie, Police nationale, DDE et Inspection d'académie non sans que des assurances ne s'y associent à leur tour. L'originalité du document que l'ADSR se propose de faire signer aux jeunes cyclomotoristes tient à un véritable engagement moral : une signature en contrepartie de laquelle le jeune souscripteur pourra obtenir divers avantages auprès des équipementiers voire au niveau des tarifs d'assurance.
Pour l'ADSR, ce sera surtout l'occasion de lui envoyer régulièrement par mail différentes informations ciblées de sécurité routière.
Un bon moyen par conséquent de sensibiliser une tranche d'âge jusqu'alors quelque peu livrée à elle-même une fois le permis en poche.
